jacques chirac. Ile maurice.

Hotel Paradis. Ile Maurice.

Jacques Chirac aimait passer des vacances à l’Ile Maurice.

L’histoire raconte qu’il s’arrêtait pendant deux jours à la Réunion, aujourd’hui DOM-ROM, département et région d’outre-mer,  pour « se montrer en France », avant de filer dans l’île voisine.

Ce devait être dans les années 1998. Je suis fâchée avec les dates. Nous passions l’été en vacances à Maurice. J’avais appelé l’hôtel Paradis pour venir y prendre un verre avec les enfants. C’est ainsi qu’il fallait procéder pour accéder en voiture dans l’établissement.

Rendez-vous pris pour le lendemain. Mais en fin de journée, une employée de l’hôtel avait annulé un peu fébrile sans vouloir donner de raison. Le soir même, le journal télévisé mauricien montrait le Président français en train d’arriver à l’aéroport. J’avais compris !

La plage du Paradis se prolonge par une plage publique. Nous marchâmes donc avec les enfants, 10 ans, 7 ans et la dernière dans un sac à dos  le long de la mer pour rejoindre l’hôtel. On salua les policiers en faction sur le sable. Certes, nous n’avions pas l’air de terroristes ! On s’attabla au bar en maillot de bains. Classique.

Au moment où nous quittions les lieux, qui croisons nous dans les allées du Paradis ? Jacques et Bernadette se dirigeant vers le restaurant, sous les arbres où il faisait frais. Chirac portait un pantalon et un pull beige façon poil de chameau, ce qui le vieillissait terriblement. Les enfants étaient déçus !

A la rentrée, en septembre, j’en ai parlé dans une chronique sur France Inter. L’Elysée m’a appelée car c’est vrai qu’en matière de sécurité, ce n’était pas top, top….

Chirac quelque temps après fit une intervention télévisée. Il avait retrouvé de sa superbe. Et je me souviens de la réaction de l’aîné, Bogdan :

« Maman, il est beau à la télé. Je préfère le voir comme ça »….

Beaucoup moins drôle. En novembre 2011, Porte de Saint Cloud, pour les obsèques de Bernard Niqué, proche collaborateur à la mairie de Paris. Il était assis au premier rang, ayant du mal à marcher, le regard ailleurs. Assis entre Bernadette Chirac et Alain Madelin, ancien ministre. Mais quand le prêtre prononça en chaire le nom de Jacques Chirac, ancien président de la République, il sursauta, se redressa, comme si tout à coup il reprenait vie.

Roberta Kaitz a connu les Chirac lorsque étudiante américaine à Sciences Po, elle vivait chez eux comme jeune fille au pair. Elle s’occupait des deux filles du couple. Laurence devenue malheureusement malade psychique et Claude que les Français connaissent bien. Longtemps, ils se sont envoyés leurs voeux et des nouvelles à l’occasion de la nouvelle année.

Un jour, de passage à Washington, Roberta et son époux Spencer sont descendus à l’hôtel Willard pres de la « White House ». Les Chirac, venus voir le Président Reagan au cours de son 2 ème mandat, séjournaient dans le même hôtel. Jacques reconnut Roberta dans le lobby au grand dam du service de sécurité qui se demanda avec angoisse qui était cette inconnue au bataillon que Chirac embrassait comme du bon pain.

Roberta se dit triste.

 » Quand je le connaissais, Jacques Chirac était un jeune homme remarquable, plein d’énergie, d’enthousiasme et de charme personnel.  Je garde de beaux souvenirs de cette période de ma vie ».

 

Soyez le premier à commenter