Hurtigruten : du poisson dans le moteur des navires de croisière.

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La compagnie norvégienne Hurtigruten va utiliser des restes de poissons pour propulser ses navires de croisière dans l’Arctique et l’Antarctique. Hurtigruten exploite aujourd’hui une flotte de 17 navires. Elle souhaite équiper « au moins » six d’entre eux de systèmes de propulsion biogaz et de batteries associés à des moteurs à gaz naturel liquéfié (GNL), la plus propre des énergies fossiles. Et le premier d’entre eux devrait naviguer à compter de 2020. C’est demain.

Les restes de production de l’industrie de la pêche seront mélangés à d’autres déchets organiques afin de créer un biogaz qui sera liquéfié et remplacera le fioul.

Daniel Skjeldam, directeur général :

 » Ce que d’autres considèrent comme un problème, nous l’envisageons comme une ressource et une solution » .

La Norvège, où des bus roulent déjà au biogaz, dispose d’industries piscicole et forestière très développées qui  génèrent de gros volumes de déchets organiques.

Le secteur de la croisière on le sait est vivement critiqué pour son empreinte climatique et sa contribution à la pollution de l’air.

Un gros navire de croisière propulsé au fioul lourd, carburant peu onéreux mais très polluant, émet quotidiennement autant de particules fines qu’un million de voitures, selon Nabu, une organisation allemande de défense de l’environnement.

En France, la justice vient de condamner pour la première fois à 100 000 euros d’amende un capitaine, celui de l’Azura épinglé avec du fioul trop polluant. Son employeur devra en acquitter les trois quarts.

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