crowdfunding ou sociofinancement ? direction québec

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Le Québec est déjà connu depuis longtemps comme étant le principal foyer d’enrichissement de la langue française dans le monde. Et ce, notamment grâce à son « Office québécois de la langue française » (OQLF).

A l’occasion de la « Semaine de la langue française et de la francophonie », certains en profitent pour  rappeler qu’au Québec, dynamisme économique, culturel et modernité se vivent en français, comme le démontrent ces quelques termes suivants, sélectionnés parmi d’autres :

 – Sociofinancement : équivalent  du terme « crowdfunding », massivement utilisé en France et parfois traduit par « financement participatif » (appellation assez longue, reconnaissons-le). Ce mot a la particularité d’avoir été inventé par une plateforme de sociofinancement elle-même (la plateforme « Haricot »).
Réseautage : mot correspondant au « networking » (action visant à se constituer un réseau de contacts sociaux et/ou professionnels).

– Plan d’affaires : au Québec, inutile de chercher un banquier qui vous demandera le « business plan » de votre projet, car ceci n’existe pas.

– Infolettre : équivalent en français québécois du mot « newsletter », lui aussi assez lourd à prononcer, comme les termes crowdfunding, networking et bien d’autres encore utilisés par les Français…

Magasiner : au Québec, on ne va pas « faire du Shopping », mais on va « magasiner ».

– Courriel : ce terme utilisé certes en France pour désigner un  email,  mail, ou encore « mél »ne s’ y est pas imposé alors qu’il est utilisé depuis longtemps au Québec (et plus globalement dans toutes les localités francophones du Canada, comme pour l’ensemble des mots de cette liste).

Entre le Québec et la France, le fossé linguistique est grandissant.

La primauté du français, seule langue officielle du Québec depuis 1974, est ainsi scrupuleusement respectée dans l’affichage et les sites internet de l’ensemble des événements internationaux (salons et autres manifestations). Même chose pour toutes les universités et Grandes écoles québécoises francophones (très majoritaires), dont les noms et les intitulés de formation diplômante sont, par ailleurs, exclusivement en français (et dont les cours sont toujours essentiellement prodigués dans la langue de Molière). À tout cela, s’ajoutent également les slogans publicitaires, les intitulés de fonction et cartes de visites (quel que soit le domaine d’activité), ou encore les menus des bars et restaurants, les noms des films et des séries télévisées…

Espérons que Québécois et Français pourront toujours se comprendre dans quelques générations. En attendant, la «Semaine de mode» de Montréal (que l’on pourrait  raccourcir en « Semaine mode ») commence demain  soit deux semaines après la fin de la « Fashion week » de Paris…..

La Femme Qui Marche avec / lesechos.fr

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