82 ans, tellement amaigri qu’il en est méconnaissable, hospitalisé depuis le mois d’octobre à Corentin Celton à Issy les Moulineaux, sans date annoncée de sortie, André Santini est-il moribond ?
Cette question, les Isséens sont en droit de se la poser après les photos publiées dans la presse et dans son tract électoral.
Tract électoral ? Oui parce que A.S, comme on l’appelle Issy, a décidé de se re-présenter aux prochaines élections municipales de mars 2026.
Est-ce bien raisonnable ?
Je ne suis pas dans le secret des dieux mais le personnage étant du genre » Après moi le déluge », il n’a ni officiellement ni officieusement désigné de dauphin parmi les prétendants pour le remplacer à la tête de la mairie d’Issy-les-Moulineaux dans les Hauts de Seine .
Mais le plus drôle, si je puis m’exprimer ainsi, c’est le témoignage de Philippe Knusmann, maire-adjoint et fidéle parmi les fidèles qui déclare que les «interrogations» des électeurs sont «compréhensibles» car André Santini, hospitalisé, se déplace uniquement en fauteuil roulant. Mais qu’il a à coeur de poursuivre son travail et que surtout il remonte la pente. Remonter la pente à 82 ans en fauteuil roulant, quel talent et quelle santé !
Est-ce bien honnête de se re-présenter vis à vis des électeurs ?
Les Isséens ne sauront pas s’ils votent pour la liste d’A.S quel maire ils élisent.
Or on le sait. L’attachement à la figure du maire reste prédominant dans les villes à taille moyenne, dans les banlieues aisées et les communes rurales (IFOP).
Comme le déclare Apolline de Malherbe au Journal du Dimanche, « aujourd’hui, les citoyens se sont détournés de l’État, ils ont le sentiment qu’ils doivent se débrouiller seuls. La seule personne sur qui ils peuvent compter […] c’est le maire. C’est l’un des socles de notre démocratie ».
Mais quel maire pour Issy ?
Peu probable. Mais pour ceux qui n’auraient pas en mémoire le visage d’André Santini, voilà celui qui s’affiche sur les panneaux administratifs de la ville. Cherchez l’erreur….
