journée mondiale des toilettes. plus tabou ?

la Femme Qui Marche. Où sont les toilettes. Ramsay . Monrozier

Cela me fait bien rire. Aujourd’hui plus aucun journaliste ne redoute de parler des toilettes. Ce n’était pas le cas il y a 30 ans lorsque j’ai publié aux Editions Ramsay « Où sont les toilettes ». Dans ces années là parler du lieu ou du non lieu relevait forcément de la scatologie. Et je ne pouvais être que « sale » aux yeux de certains prétentieux.

RTL a consacré par exemple 2 chroniques sur ce thème, celle de Cyprien Cini et celle de Michel Cymes qui déconseille d’emporter son smartphone sur le trône (pour ne pas y rester trop longtemps) ainsi que la revue de presse. Et beaucoup de média ont repris le sondage qui affirme que 8 écoliers sur 10 préfèrent se retenir car les toilettes sont souvent sales à l’école, comme si c’était une chose nouvelle.

Mais voilà entre temps, a été crée la journée mondiale des toilettes le 19 novembre. (Nous voulons #DesToilettesPourTous d’ici à 2030 – sans oublier personne. Participez à la #JournéeMondialeDesToilettes : www.worldtoiletday.org). Et pour la Journée mondiale des toilettes 2019, le mot d’ordre est d’agir en ne laissant personne de côté. C’est l’un des enjeux fondamentaux du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Mais rendons à César ce qui est à César. C’est l’Association japonaise des toilettes qui a dégainé la première en célébrant depuis une bonne  trentaine d’années le « jour des toilettes » le 10 novembre : au Japon, les nombres 11/10 (pour le mois et le jour) peuvent être lus comme ii-to(ire), qui signifie également « bonne toilette ». Car chez eux le lieu et son hygiène n’ont jamais été tabous.

A lire : Les lieux. Histoire des commodités. Editions la Découverte. Roger Henri-Guerrand.

téléchargement

 

 

 

À défaut de services d’assainissement hygiéniques, les personnes n’ont souvent pas d’autre choix que d’utiliser des toilettes rudimentaires, qu’elles partagent parfois avec de nombreuses familles, ou de déféquer en plein air.

Des services d’assainissement hygiéniques

On considère qu’une personne dispose de services d’assainissement hygiéniques lorsqu’elle ne partage pas ses installations sanitaires avec d’autres ménages et qu’elle ne risque pas d’entrer en contact avec des excréments car ceux-ci sont soit éliminés en toute sécurité in situ, soit transportés et traités hors site, de manière à protéger les personnes et l’environnement des agents pathogènes.

Parmi les services d’assainissement hygiéniques figurent les toilettes à chasse d’eau (manuelle ou automatique) raccordées à un réseau d’égouts, à une fosse septique ou à une fosse de latrine; les latrines à fosse améliorées ventilées; les toilettes à compostage; et les latrines à fosse munies d’un couvercle hermétique.

 

Soyez le premier à commenter