les règles des femmes. encore tabou ?

protections périodiques

Les règles des femmes restent un sujet tabou partout dans le monde y compris en France.

Chez nous, un rapport parlementaire recommande de favoriser la distribution des protections hygiéniques aux femmes SDF notamment et de rendre plus transparente leur composition à cause des risques de ce que l’on appelle le « choc toxique« . En effet, les fabricants ne sont pas tenus d’indiquer sur les emballages la présence éventuelle de substances toxiques. Au cours de sa vie, une femme utilise 10 000 protections et une sur 10 renonce à les changer aussi souvent que nécessaire car cela coûte cher. Ce qui s’avère dangereux.

Laetitia Romeiro Dias député LREM :

« Il n’est pas rare que les filles aient leurs premières règles en CM2, alors que l’école leur en parle la plupart du temps uniquement en 4 ème. Il faut aussi en parler aux garçons qui deviendront des pères et doivent pouvoir répondre aux questions de leur fille plus tard ».

On est loin de ce genre de  préoccupation en Inde.

68 étudiantes indiennes ont été obligées de se déshabiller dans les toilettes de leur université hindoue dans l’ouest du pays. La direction voulait vérifier qu’elles n’avaient pas leurs règles. En effet dans ce cas là, le règlement intérieur les oblige à s’isoler dans un sous-sol, et à rester à l’écart de la cuisine et du lieu de culte. Elles doivent également s’asseoir au fond de la classe durant les cours.

Les responsables de l’université ont voulu trouver la ou les coupables. En effet, une serviette usagée avait été trouvée dans l’un des jardins de l’université.

« Il n’y a pas de mots pour décrire l’humiliation que nous avons vécue » a déclaré l’une  de ces étudiantes qui a manifesté sa colère devant l’établissement.

En Inde, dans certaines zones rurales, les femmes vivent à l’écart de leur communauté pendant leur menstruation et n’ont pas le droit d’entrer dans les temples.

Et que penser de cette initiative prise par des magasins de luxe de la chaine Daimaru à Osaka au Japon ?

Il faut dire que la proposition venait des employées elles-mêmes : faire porter un badge signalant à leurs collègues qu’elles avaient leurs règles. Cela partait d’une bonne intention : signifier qu’elles étaient susceptibles d’avoir besoin de pauses plus longues ou d’aide pour des tâches pénibles.

Mais ce badge menstruel n’est pas passé inaperçu de la presse et de twitter.

Du coup les responsables vont réfléchir à autre chose mais sans abandonner l’idée. Il faut dire qu’un rayon de produits d’hygiène féminine va ouvrir au sein de l’étage consacré à la mode. Pour eux, il s’agit de montrer qu’il faut aborder ce thème sans tabou.

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