vin : sa consommation augmente-t-elle avec la taille du verre ?

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Plusieurs études le montrent et on y trouve une certaine logique. La taille de l’assiette influe sur notre appétit. Plus l’assiette est grande, plus on a tendance à la remplir et donc à manger. (Une grande assiette pousserait à se servir une quantité de nourriture de 9 à 31 % supérieure). Aux Etats-Unis, les assiettes sont plus grandes que chez nous : leur taille a augmenté d’environ 23 % depuis 1900. Un élément en lien avec la suralimentation et l’obésité ? (1).

Ce qui est envisagé pour une assiette peut-elle l’être pour un verre ?

Les scientifiques ont mesuré plus de 400 verres à vin, fabriqués entre 1700 et nos jours. Leur contenance est passée de 70 à 450 millilitres.

Durant le XVIII ème siècle, elle est restée assez modeste, ce que les chercheurs expliquent par la taxe sur le verre : un impôt introduit en 1746 en Angleterre qui prélevait aux fabricants une somme proportionnelle au poids de verre vendu. La taxe abolie en 1845, elle a beaucoup augmenté depuis les années 1990. La consommation de vin, elle, a été multipliée par 8 depuis le début des années 1960.

On laissera à chacun le soin de se faire son opinion. Personnellement, j’ai toujours remarqué que je buvais moins lorsque le verre est petit ou le vin excellent !

Bien sûr d’autres facteurs ont joué : des prix plus bas, plus de produits disponibles, et la publicité notamment.

Les auteurs de l’étude proposent de réduire et réglementer la taille des verres et d’encourager les producteurs de vin à diversifier la taille de leurs bouteilles. Dont acte.

Et en France ?

Il semblerait qu’un  verre de 35 cl soit la taille recommandée pour tout type de vin. Et je lis sur lepoint.fr que, pour Olivier Bompas, sommelier et journaliste, contrairement à l’usage établi, il est préférable de servir l’eau dans le petit verre et le vin dans le grand. Ca alors ! Question de goût bien sûr.

(1). Etude américaine publiée dans la revue  Journal of Consumer Research, Koert van Ittersum (Georgia Institute of Technology) et Brian Wansink (Cornell University). Elle tend à prouver que la couleur des assiettes et de la nappe influe sur les portions absorbées. Il conviendrait, pour avoir « naturellement » tendance à se servir moins, de choisir un contenant d’une couleur qui contraste au maximum avec la nourriture proposée. L’astuce permettrait de réduire sa consommation d’environ 21 %. La nappe, en revanche, a intérêt à être de la même couleur que l’assiette… Illusion d’optique. Rien n’interdit de l’utiliser « à l’envers » pour encourager un enfant à l’appétit d’oiseau.

 

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