Alice Spring : au cœur de l’art aborigène

alice spring. Art aborigène

Alice Springs au plus profond de l’Outback.

Alice Springs. Ghan. Parapluie

 

 

Si vous y arrivez en train, par le Ghan, les parapluies mis à disposition sur le quai servent surtout à protéger du soleil le temps de récupérer les bagages. En avion, d’emblée, des panneaux indiquent que les « vrais propriétaires » de cette terre accueillent les voyageurs.

Et l’aéroport met en valeur l’art aborigène moderne.

 

Sur un mur en effet, une œuvre magnifique, celle d’Eunice Napangardi. Son titre : Yupardi Dreaming. Alice spring'. Détail tableau aborigène.

Le Yupardi est une variété de banane du bush que l’on trouve au centre de l’Australie. Cette plante est peinte en fleur avec les fruits en formation de façon très subtile.

ALICE sprig's. Aéoroport

 

Et en sortant, on trouve sur les abris qui cherchent à donner un peu d’ombre aux clients des taxis qui attendent d’autres représentations de l’art aborigène.

 

L’art contemporain a débuté à Papunya, une petite communauté de la région d’Alice Springs. Nous sommes au début des années 70 et un professeur d’art incite des hommes à reproduire sur des panneaux d’aggloméré des dessins éphémères qu’ils réalisent sur du sable ou de la peau. La peinture aborigène contemporaine à base surtout de points, de cercles et de figures géométriques est née. Et avec elle cette peinture pointilliste si spécifique et prisée de nos jours.

Une peinture reliée à la terre, la nature, les traditions, émouvante à ce titre, tout en revêtant une véritable modernité. Il faut savoir que l’art aborigène dans son ensemble n’a été considéré comme un art à part entière et présenté dans les musées australiens autres qu’ethnographiques qu’en 1952.

 

Ici, les artistes peignent assis par terre. Allongés même. Parfois de façon collective. Certaines œuvres immenses sont proposées à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Les Aborigènes déambulent dans le centre ville  où  sont regroupées les galeries et où l’on peut entendre jusqu’à 6 langues différentes.

Je ne les ai pas vus occuper des emplois dans la ville. Sans doute travaillent- ils dans les exploitations agricoles. Au risque de paraître raciste, leur physique semble très particulier aux yeux de l’européen fraîchement débarqué.

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