phuphuma love minus au théâtre lévi strauss au musée du quai branly

Phuphuma Love Minus ®Vuyani Feni

Le nom déjà « Phuphuma Love Minus » est un voyage. Mais rien de minus dans le spectacle de ce choeur tout droit venu d’Afrique du Sud et qui chante et qui danse depuis 2002. Ils sont 11, d’une belle élégance, habillés de leurs beaux costumes, chaussés de leurs chaussures rutilantes accompagnées de magnifiques chaussettes noires et blanches et gantés de blanc ou de blanc et noir également.

Ils savent lever très haut les jambes, l’air de rien, tout en dansant souvent les jambes fléchies, voire accroupies, tout près du sol. Une habitude prise dans les townships de Johannesbourg au siècle dernier. À l’époque, leurs ancêtres, des travailleurs débarqués des campagnes étaient logés dans des pensions où ils n’étaient pas autorisés à faire du bruit. Ils ne pouvaient chanter et danser qu’en chuchotant et effleurant le sol.

Phuphuma Love Minus ®Vuyani Feni (2)

Leur danse accompagne « l’isicathamiya« , un chant a capella où le choeur répond au leader et qui a atteint le faîte de sa popularité dans les années 1970-1980 sur la scène musicale d’Afrique australe. Aujourd’hui, les compétitions de chœurs enflamment les nuits des quartiers de Johannesbourg  où les concurrents sont jugés à la fois sur leurs capacités vocales et sur l’élégance.

L’ isicathamiya s’inspire de l’histoire, de la tradition et de la culture zouloues tout en étant sensible aux influences de la modernité des grandes villes. Sa racine zouloue cathama, signifie « marcher furtivement » à la manière d’un chat.Il puise ses influences dans les traditions locales, les chorales chrétiennes et les minstrels shows américains du 19e siècle. (1)

Phuphuma Love Minus ® DR

Une heure de spectacle formidable « interrompue » par la venue sur scène de quelques spectateurs choisis par les artistes dans la salle. Un moment naturel malgré le côté convenu qu’il aurait pu avoir.

Phuphuma Love Minus ® DR (3)

On court voir les Phuphuma Love Minus au théatre Lévi Strauss au musée du Quai Branly • Jeudi 30 mars, 20h • Vendredi 31 mars, 20h • Samedi 1er avril, 20h • Dimanche 2 avril, 17h

Le billet du spectacle donne accès aux expositions en mezzanines et aux collections du musée le jour de la représentation. Réservations Au musée du quai Branly, 37 quai Branly – Paris 7ème ou au 01 56 61 71 72 ou par internet . http://quaibranly.tickeasy.com/frFR/spectacles?famillesParentes=1625632799220300003 – www.quaibranly.fr

(1) Le minstrel show :  un spectacle américain créé vers la fin des années 1820, avec  chants, danses, musique, intermèdes comiques, interprétés d’abord par des acteurs blancs qui se noircissaient le visage, puis, surtout après la guerre de Sécession, par des Noirs eux-mêmes. Les Noirs apparaissaient comme ignorants, stupides, superstitieux, joyeux, et doués pour la danse et la musique. Les acteurs professionnels délaissèrent le genre vers 1910, mais des amateurs le firent durer jusque dans les années 1950. La montée de la lutte contre le racisme les fit disparaître définitivement. (Source Wikipédia)

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