cracovie-paris par la route : aucun contrôle sanitaire côté français. gare routière de bagnolet.

retour de Pologne. Gare routière fermée de Bagnolet. Eurolines.

Les passagers du bus de la Sindbad arrivés, hier après-midi, mercredi, à Paris de Cracovie en Pologne via l’Allemagne n’ont subi aucun  contrôle sanitaire pour rentrer en France.

La Femme Qui Marche était à bord.

Pas une âme qui vive à l’horizon, côté français, à la frontière qui nous a menés dans les environs de Saint Avold  près de Metz.

Dites moi si je me trompe. Il me semble avoir entendu le président Macron annoncer le renforcement des contrôles sanitaires entre la France et l’Allemagne.

Les Allemands, eux, en effectuaient pour les voitures en provenance de France.

Comment exclure qu’aucun passager à bord n’était infecté par le coronavirus Covid-19 ?

23 heures de voyage pour parcourir 1 000 km ! Finalement, ce n’est pas si long ! La Sindbad, la compagnie de bus polonaise…A certains moments, le bus s’arrêtait toutes les heures… La gare routière de Bagnolet près de Paris, où était censé arriver le bus, fermée sans que les chauffeurs le sachent …. Voilà pour le voyage !

La polémique au sujet des Parisiens qui ont trouvé refuge en province pour cause de confinement m’attriste profondément.

En Pologne, comme un million de personnes par an, nous sommes allés visiter le camp d’Auschwitz et de Birkenau. Auschwitz et Birkenau, camps de concentration et d’extermination d’où est sorti vivant le père d’Agnès Buzyn, (il a perdu toute sa famille pendant la guerre), d’où est sortie vivante également Simone Veil.

Cette visite, je vous en parlerai plus en détail, remet les idées en place, pour ceux qui en auraient besoin.

Les Parisiens sont-ils marqués au fer comme des pestiférés auprès de ceux qu’ils engraissent avec leurs maisons secondaires ?

Dans le bus que nous avons pris, le très jeune couple, assis derrière moi a eu une réaction que je n’oublierai pas .

Ils ne voulaient pas que j’incline mon siège, comme cela est prévu pour dormir, la nuit venue…

Il m’a traitée « d’impolie » et que, je cite  « de toute façon, je serai dans les premières à partir « . Comprenez : « Vu votre âge, vous êtes plus exposée que nous au coronavirus Covid-19 ». Sur ce point, j’ai répondu en riant qu’ils avaient raison !

Comment peut-on en arriver là ?

Elle souhaitait tout simplement pouvoir continuer à laisser son petit sac à main sur la tablette qui se trouvait à l’arrière de mon siège, comme dans les avions !  Par peur qu’on le vole ?

2 Commentaires

  • Répondre mars 21, 2020

    Faguer Pierre

    Félicitations Isabelle pour ce reportage édifiant. La nature humaine peut se révéler décevante et parfois violente.
    Quant aux erreurs de gestion de cette crise, ce n’est pas le moment de polémiquer, mais il faudra un jour en tirer un enseignement…
    Amitiés, Pierre

    • Répondre mars 21, 2020

      Isabelle Monrozier

      Merci Pierre de ton commentaire.
      En effet,l’heure n’est pas à la polémique.
      Respectons les mesures de confinement, prises juste après le 1er tour des élections municipales.
      Point Barre.
      On s’en doutait, mais quelle infinie tristesse de voir à quel point s’est dégradé notre système de santé.

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