Goûtez moi ce café. Les grains proviennent des excréments des éléphants.

café dans excréments éléphants.

Se pencher sur des bouses d’éléphants pour en retirer les grains de café qui s’y trouvent et en faire un café unique, une fois lavés et torréfiés. Ils les consomment pendant les périodes de sécheresse. Voilà le pari de Blake Dinkin, fondateur de la société Black Ivory Cofee. Et il l’a réussi. Nous sommes en Thaïlande.

Des bouses d’éléphants.

Il a d’abord songé à se servir de civettes, ces chats musqués d’Afrique et d’Asie comme le font depuis longtemps déjà des fabricants sur un mode quasi industriel : Les petits mammifères sont placés en cage pour faciliter la collecte ! Le café s’appelle « kopi luwak ». Il a pensé également aux lions et aux girafes avant de découvrir que les pachydermes mangeaient des fèves.

« Au début je pensais qu’en donnant quelques grains à des éléphants, cela permettrait de faire un bon café. C’était horrible et imbuvable. Il m’a fallu neuf ans pour réussir à obtenir ce que je voulais ».

Le ventre de l’éléphant fonctionne comme une « mijoteuse ». 

« Le breuvage acquis présente de belles nuances d’herbes et de fruit, acquises au contact des autres aliments. Quant aux acides de la digestion, ils suppriment l’amertume ».

Une part de rêve ?

Pour Aleaume Paturle, propriétaire du café Lomi à Paris,  son intérêt reste anecdotique : « pour faire du bon café, il faut maîtriser la fermentation. Et quand elle s’effectue dans le ventre d’un animal, c’est compliqué…Le fait de savoir que les grains ont transité par le ventre d’un éléphant en Thaïlande suscite l’imagination ….! »

Un prix exorbitant : ici, il est vendu 60 euros les cinq tasses de la taille d’un expresso. Bien sûr sa rareté (150 kilos pour la récolte 2015) l’explique : « Je perds beaucoup de grains lors de leur bain du matin. Les éléphants défèquent dans la rivière en faisant leur toilette. Pour obtenir un kilo de café, il faut leur donner à manger 33 kilos de grains au milieu de leur ration de riz et de bananes… »

Source AFP.

Merci à Catherine Bouriquet.

 

 

Soyez le premier à commenter