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Ara Malikian. Olympia. Royal Garage Tour,La Femme Qui Marche.

Quels talents ! Ara Malikian, Arménien né au Liban, a étudié la musique en Allemagne et en Angleterre. Cosmopolite, il vit actuellement en Espagne où il est devenu premier violon dans l’orchestre Symphonique Royal de Madrid. C’est dire si son inspiration tire profit de toutes ces influences.

Car ce virtuose génial du violon pourrait se contenter de jouer en soliste dans des orchestres symphoniques. Ce serait mal connaître le bonhomme ! Non Malikian en rock-star, le cheveu hirsute, tatoué, aime à jouer et danser comme un cabri, entouré de 7 musiciens et auréolé des lumières magnifiques du spectacle de sa nouvelle tournée : Royal Garage World Tour qui passera également à Marseille vendredi prochain le 18 octobre.

Hier soir, à l’Olympia, le public enthousiaste n’a pas boudé son magnifique concert. Bien sûr il y avait beaucoup d’Arméniens dans la salle mais pas que. Il faut savoir qu’Ara Malikian, c’est plus de 40 disques, plus de 340 000 billets vendus et plus de 272 concerts dont 220 à guichets fermés ! Mais, en plus de sa performance musicale et scénique, c’est un conteur formidable. A quatre reprises, assez déjanté, très très drôle, émouvant en même temps, il a raconté des épisodes de sa vie, de façon fantasmée certes mais avec un fond autobiographie sûrement.

Comment son père qui l’a mis très tôt au violon l’a persuadé de descendre aux abris pendant la guerre du Liban. Comment Björk dont Ara Malikian interprète un morceau, n’a pas daigné jeter un cil sur lui lors d’un trajet en avion. Comment il a joué de la musique juive en Allemagne malgré lui ou comment la durée du spectacle auquel nous assistons a été fixée.

Cela n’a l’air de rien raconté ainsi mais quel moment de pur bonheur !

Pour regarder et diffuser la vidéo du Royal Garage Tour :

https://youtu.be/FED8xmX8I94

Après l’Olympia, Ara Malikian se produit à Marseille – Le Silo / Vendredi 18 octobre 2019 à 20h30

Extrait d’une interview de Nevena Borisova de Global Voices.

NB : Vous avez pratiqué de nombreux types de musiques : classique, argentine (tango), orientale, espagnole… Quelles sont les grandes sources de votre inspiration ? Quels sont les principaux types de musique qui vous ont influencé dans votre dernier album ?

AM : « Je ne contrôle pas d’où vient l’inspiration. J’ai eu la chance de pouvoir jouer avec des musiciens de beaucoup d’endroits, de beaucoup de styles. Chacun d’eux m’a inspiré. Chacun d’eux m’a appris beaucoup de choses. Quand je fais de la musique, elle vient du subconscient, ce qui est en fait le plus précieux…. » Les morceaux sont » de styles très différents. Telle est la façon dont je perçois et fais la musique. C’est cela mon concept musical. Je m’ennuierais si je procédais toujours de la même façon.

NB : Vous avez été en relation avec de nombreuses cultures. Vous ressemblez à une preuve vivante qu’il existe de nombreux points de contact entre les cultures. Alors comment expliquez-vous tous ces conflits que nous voyons aujourd’hui dans le monde ?

AM : Il y a beaucoup de gens qui sont désespérés de vivre avec tous ces conflits. Réfugiés, guerres, terrorisme… C’est le côté très négatif du monde. Je crois que la seule voie pour passer à travers ces conflits est par l’art, la musique, la culture. Le monde peut changer par les contacts avec les autres cultures, sur la base du respect pour les autres opinions et modes de pensée. C’est par l’art que l’on peut le mieux comprendre que, bien que différents, nous avons tous quelque chose en commun. C’est pourquoi je crois que, tôt ou tard, la culture et l’art sauveront l’humanité… J’en suis sûr.

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