bouge-toi. n’attend pas la cigogne. taux de natalité très faible en italie.

Newborn baby boy on a blue blanket

En Italie, le gouvernement a provoqué une tempête sur les réseaux sociaux avec une campagne souvent maladroite pour demander aux couples d’avoir plus d’enfants.

« Bouge-toi, n’attend pas la cigogne », lançe l’un des tweets envoyés par le ministère de la Santé pour promouvoir une « Journée de la fertilité » le 22 septembre.

« La beauté n’a pas d’âge, mais la fertilité si », affirme un autre illustré par une jeune femme qui brandit d’une main un sablier.

Les hommes n’ont pas forcément droit à plus de tact: « La fertilité masculine est bien plus vulnérable qu’on ne le pense », assurait un autre tweet illustré par une peau de banane en train de pourrir.

Sur les réseaux sociaux, des voix se sont élevées pour rappeler les nombreux obstacles qui rebutent les futurs parents italiens: taux de chômage élevé, en particulier chez les jeunes, congés de maternité mal protégés et crèches limitées.

L’une des réponses les plus relayées montre une main de femme tenant un test de grossesse qui annonce: « Va à l’étranger et trouve un boulot ».

L’Italie affiche en effet le taux de natalité le plus faible de l’Union européenne et l’un des plus bas au monde, avec seulement 8 naissances pour 1.000 habitants en 2015. Au total, l’Italie a vu naître 485.000 enfants l’année dernière, un plancher historique, même pas à la moitié du niveau des années 1960.

La ministre de la Santé, Beatrice Lorenzin, une centriste catholique pratiquante qui a accouché de jumeaux l’année dernière, a annoncé que la campagne allait être revue: « Nous ne voulions offenser ou provoquer personne ».

De son côté, le chef du gouvernement, Matteo Renzi (centre-gauche), a donné l’impression de prendre ses distances: « A ce que j’en sache, aucun de mes amis n’a eu ses enfants après avoir vu une pub ».

En Allemagne, en revanche, le Parlement s’apprête à examiner une loi pour contraindre les femmes à avouer à leur conjoint le nom du géniteur d’un enfant né d’une relation extraconjugale afin qu’il participe aux frais d’entretien de celui-ci !!!!

Y en a-t-il tant que cela ?

Un homme contestant sa paternité pourra contraindre sa partenaire à dévoiler le nom du ou des amants fréquentés au moment de la conception de l’enfant et avoir le nom du père biologique.  Ce dernier pourra être amené à payer les frais d’entretien du petit pendant 2 ans. Et après ?

le Ministre de la Justice :

« Nous voulons assurer davantage de droits et de moyens de recours légaux aux +faux pères+, la mère ne doit pouvoir garder le silence que s’il y a des raisons très sérieuses de ne pas identifier le père biologique »……

 

 

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