la cabane au fond du jardin.

La Cabane au fond du jardin. 
Elle n’a presque pas été visitée de l’hivers, toujours la même émotion particulière quand on rentre pour la 1ère fois de la saison à l’intérieure, c’est le fouilli, se côtoie les chaises longues, les outils de jardinages du printemps, le pied du parasol, le barbecue, ce bois que l’on s’est promis d’utiliser cette année pour faire un meuble, parfois un surprise une souris s’échappe dans cette vieille poubelle dans laquelle on avait mis à la hâte du sable que l’on ne voulait plus voir trainer, ces plantes que l’on devait protéger du gel, les vélos dont il faut regonfler le pneus … Promis devant ce bazar, en fin de saison on rangera mieux …

Qu’elle soit en bois ou en véritablement une maisonnette  qui a servi il y bien longtemps de garage à vélo tel celui de Gabin dans les vieux de la Vieille, c’est un véritable engouement  …

Mais il faut surveiller que les enfants ne se l’approprient pas trop vite sinon quand à l’adolescence la recherche d’indépendance est si forte qu’il faudra tenir bon pour conserver bien égoïstement ce petit coin au fond du jardin. « dit papa on pourrait faire une chambre » ……

L’hiver, elle est délaissée. Injustement délaissée. Elle le sait. Elle en a pris son parti. Mais dès que les beaux jours arrivent, « ils » reviennent tous la voir.

D’une année sur l’autre, le fouillis s’est installé dans la cabane au fond du jardin : chaises longues, outils de jardinage,  pied du parasol,  barbecue, planches de bois qui devaient servir à confectionner un meuble, vélos aux pneus dégonflés, plantes gélives….

Pourtant, à la fin de la belle saison, l’an dernier, elle « les » a entendu dire, elle en est sûre, que cette fois ci, « ils » ne la laisseraient pas passer l’hiver dans un tel désordre. Il aura fait le bonheur d’une petite souris qui lui a tenu compagnie.

La cabane a aussi entendu les ados demander : « dis papa on ne pourrait pas faire une chambre ? « . Elle aimerait autant, elle, garder son indépendance et ses mystères, cachée au fond du jardin.

Loïc Versteegh.

 

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