cookies pour la paix.le pont des arts

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Paris, jeudi de décembre. Il fait froid. Terriblement froid. Mais le soleil qui brille chauffe le Pont des Arts débarrassé de ses cadenas. Il n’y a pas de vent. Et il fait bon s’y promener et s’y attarder…

Sur un banc des cookies, en libre service.  » Cookies for the peace ». Mais que font ils là ? Certains passants en prennent un et continuent leur chemin. D’autres s’arrêtent.

En levant le nez en effet, on aperçoit, près du banc, Jennifer.

Pourquoi Jennifer, Franco-Américaine, un mari diplomate, 2 enfants, ancien professeur de langue, la trentaine, les a-t-elle préparés et apportés sur le Pont des Arts. Pour se sortir de sa torpeur. Comment ça « se sortir de sa torpeur » ? Oui, au lendemain de l’élection de Trump, elle est restée prostrée devant son poste de télé. Enorme coup de blues. Pour ne pas en rester là, elle s’est dit qu’il fallait qu’elle sorte et aille à la rencontre des autres.

La première fois, sur le Pont des Arts, avec ses cup cakes, elle a rencontré Nelly qui aujourd’hui est venue la rejoindre, après s’être mis en cuisine elle aussi..

Jennifer à gauche. Le Pont des Arts. La Femme Qui Marche.

Jennifer à gauche. Le Pont des Arts. La Femme Qui Marche.

Comment voit-elle la suite ? Elle ne sait pas encore. Faut-il y voir comme une installation ? Pourquoi pas ? Mais elle est contente de ses rencontres sur le « Pont des Arts » et de ses discussions. Merci Jennifer pour ce moment insolite et chaleureux.

Je suis repartie en fredonnant la chanson de Georges Brassens…Si, par hasard …

Sur l’Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent fripon
Prudenc’, prends garde à ton jupon
Si, par hasard
Sur l’Pont des Arts
Tu croises le vent, le vent maraud
Prudent, prends garde à ton chapeau

Les jean-foutre et les gens probes
Médis’nt du vent furibond
Qui rebrouss’ les bois, détrouss’ les toits, retrouss’ les robes
Des jean-foutre et des gens probes
Le vent, je vous en réponds
S’en soucie, et c’est justic’, comm’ de colin-tampon

Si, par hasard
Sur l’Pont des Arts….

Bien sûr, si l’on ne se fonde
Que sur ce qui saute aux yeux
Le vent semble une brut’ raffolant de nuire à tout l’monde
Mais une attention profonde
Prouv’ que c’est chez les fâcheux
Qu’il préfèr’ choisir les victimes de ses petits jeux

 

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